Etapes du montage de projet

Etape 1 : entretenir, réparer, modifier ou restaurer ?

Intervenir sur le bâti ancien doit être pensé et réfléchi en amont. Dans un premier temps, il convient de définir le type d’intervention à effectuer. S’agit-il de travaux d'entretien, de réparation, de modification ou de restauration.

Les travaux d'entretien ne modifient en rien la morphologie ou l'agencement de l’immeuble. Ils doivent permettre de le remettre en état.

Les travaux de réparation, ne modifient pas l'aspect général de l’édifice ni la nature des matériaux. En revanche, l'intervention d'un architecte est primordiale. Dans le cas d’un bien classé il est obligatoire de faire une demande d'autorisation de travaux (code du patrimoine) ou d’un permis de construire pour les monuments inscrits (code de l’urbanisme).

Les travaux de modification, comme sont nom l’indique, ont un fort impact sur la morphologie de l’immeuble. Il s’agit de tous les travaux de restructuration, d'aménagement, d'équipement ou d'installations techniques.

Les travaux de restauration : Ces travaux sont également soumis à autorisation.

Etape 2 : Le choix d’un maître d’œuvre

Avant toute chose, il est fortement recommandé de faire appel à un maitre d’œuvre qualifié, un architecte du patrimoine doté d’une solide expérience pour évaluer les désordres du bâti et proposer les solutions les plus en adéquation avec son histoire et son style architectural. Dans le cas d’un bien classé, inscrit ou situé dans un périmètre de protection, il est obligatoire de consulter le Service territorial de l’architecture et du patrimoine (STAP) avant tout travaux.

Etape 3 : Le diagnostic

Etape indispensable, le diagnostic est l’étude technique, historique et archéologique de l’édifice. 
Pour cela, l’architecte s’entoure d’historiens, d’archéologues, d’ethnologue...

Il faut distinguer trois aspects dans le diagnostic :

  • 1° L’aspect technique : il s’agit d’analyser l’état du bâtiment et de connaître les grandes étapes de sa construction. Ici, l’architecte va étudier le bâti et son espace attenant et faire le relevé précis de l’ensemble des désordres de la structure.
  • 2° L’aspect historique : dans cette phase, l’architecte tente de retrouver les origines historiques du bâtiment pour mieux comprendre le contexte de sa construction.
  • 3° Le troisième et dernier aspect consiste à décrire l’utilisation future du bâtiment.

Etape 4 : La définition du projet

Il est conseiller que la définition du projet soit réalisée par la même équipe qui a effectué le diagnostic, de façon à éviter les ruptures dans la réflexion. Les travaux, leur conduite et le calendrier sera défini dans cette étape.
C’est également dans cette phase que devront être déposés les demandes d’autorisation de travaux (permis de démolir, permis de construire, déclaration préalable). Le porteur de projet, qu’il soit public ou privé, peut faire appel pour l’assister dans ces démarches à un architecte conseille (CAUE).
A l’issue, tout les éléments sont en place pour définir le coût global des travaux et amorcer un plan de financement.

Etape 5 : Le financement

Vous êtes un porteur de projet public

Le plus souvent, les communes peuvent bénéficier d’aides financières de la part de l’Etat, du Conseil régional ou du Conseil général. Pour savoir si vous êtes éligibles, adressez-vous auprès des services compétents. Par ailleurs, il existe des programmes européens notamment, allouant des crédits pour la restauration du patrimoine bâti.

Vous êtes un porteur de projet privé

Les propriétaires privés peuvent être aidés par des « associations de sauvegarde du Patrimoine », comme la Fondation du Patrimoine (pour les édifices non protégés) ou Maisons paysannes de France. En outre, la Direction régionale des Affaires culturelles (DRAC) peut également être sollicitée.

Etape 6 : L’exécution des travaux